Prévenir le dépôt de bilan : des outils puissants pour les entreprises en difficulté


Dans un contexte économique incertain, de nombreux dirigeants sont confrontés à des tensions de trésorerie, à la pression bancaire ou à des désaccords entre associés.

Pourtant, le dépôt de bilan n’est jamais une fatalité.

Il existe des outils puissants, confidentiels et sur mesure pour anticiper les difficultés, restructurer la dette et préserver la valeur de l’entreprise.

Une stratégie juridique adaptée permet souvent d’éviter une procédure collective, de sécuriser les actionnaires et de protéger le patrimoine du dirigeant.


Anticiper les difficultés : une priorité absolue pour les entreprises

Dans la majorité des dossiers, les difficultés apparaissent progressivement :

  • Réduction des marges et tensions de trésorerie ;
  • Renégociation des financements ;
  • Refus de concours bancaires ;
  • Conflits entre associés ou investisseurs ;
  • Perte de confiance des partenaires.

Agir en amont permet de reprendre la maîtrise du calendrier et de négocier dans un rapport de force équilibré.

Les dirigeants qui anticipent disposent d’un avantage décisif : ils peuvent structurer une solution globale avant que la situation ne se dégrade.

Pour en savoir plus sur l’accompagnement des dirigeants rencontrant des difficultés, consultez la page dédiée.


Pourquoi éviter la cessation des paiements ?

La cessation des paiements entraîne l’ouverture d’une procédure collective, avec des conséquences importantes :

  • Publicité et impact réputationnel ;
  • Rigidité du cadre juridique ;
  • Perte partielle de contrôle ;
  • Risques pour le dirigeant (responsabilité, cautions, sanctions) ;
  • Restructuration imposée.

À l’inverse, la prévention permet de conserver la maîtrise de la stratégie.

Une approche globale : droit des entreprises en difficulté, M&A et restructuring

La prévention ne se limite pas à la gestion de trésorerie.

Elle implique une vision transversale :

  • Restructuration financière ;
  • Renégociation des financements ;
  • Réorganisation capitalistique ;
  • Entrée d’investisseurs ;
  • Cession partielle ou totale de l’activité.

Cette approche, inspirée des pratiques de restructuring et de M&A, est aujourd’hui largement adoptée par les PME et les groupes familiaux et mise en œuvre par les praticiens expérimentés


Les outils juridiques pour prévenir le dépôt de bilan

Le mandat ad hoc : une négociation sur mesure

Le mandat ad hoc constitue l’outil le plus souple.

Il permet d’ouvrir un dialogue confidentiel avec les banques, les créanciers stratégiques et les partenaires financiers.

Il est particulièrement adapté pour :

  • Restructurer la dette ;
  • Négocier avec les établissements bancaires ;
  • Gérer un conflit d’actionnaires ;
  • Organiser une levée de fonds ou un refinancement.

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La conciliation : sécuriser un accord global ou préparer la cession

La conciliation permet d’encadrer juridiquement un accord avec les créanciers et d’obtenir, dans certains cas, de nouveaux financements sécurisés.

Elle est souvent utilisée lorsque :

  • Une restructuration structurée est nécessaire ;
  • La tension financière devient significative ;
  • Les créanciers doivent être coordonnés.

Elle permet aussi de préparer la cession à un repreneur identifié, dans un cadre sécurisé permettant de préserver l’activité le temps de l’opération: c’est le pré-pack cession.

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La sauvegarde : un cadre protecteur

Lorsque la situation devient trop critique sans être irrémédiablement compromise, la procédure de sauvegarde permet de suspendre les poursuites et d’organiser un plan de restructuration.

Elle constitue un outil de protection efficace, notamment pour préserver l’activité et préparer une cession.

Cette procédure entre toutefois dans le champ des mesures publiées et doit donc avoir été soigneusement préparée pour que sa durée, limitée à 12 mois, soit la plus brève possible.


Préparer une cession pour éviter la liquidation

Dans certains cas, la meilleure solution consiste à organiser une cession anticipée.

Une préparation en amont permet :

  • De préserver la valeur de l’entreprise ;
  • De sécuriser les emplois ;
  • D’attirer des repreneurs solides ;
  • De négocier dans de meilleures conditions ;
  • De conserver au dirigeant une position de management le cas échéant.

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Protéger le dirigeant et les actionnaires

Une stratégie de prévention intègre également la protection des personnes :

  • Analyse des cautions et garanties ;
  • Anticipation des risques de responsabilité ;
  • Sécurisation des flux financiers ;
  • Organisation patrimoniale.

Cette dimension est essentielle pour les dirigeants et investisseurs.


Les erreurs fréquentes à éviter

Par expérience, certaines situations aggravent les difficultés :

  • Attendre un refus bancaire pour réagir ;
  • Privilégier certains créanciers ;
  • Agir sans conseil structuré ;
  • Multiplier les financements court terme ;
  • Liquider des biens propres ou placements financiers pour abonder dans l’entreprise sans étude structurelle ;
  • Sous-estimer les délais de restructuration.

Un accompagnement par un avocat permet d’éviter ces pièges.


Une stratégie sur mesure pour chaque entreprise

Chaque situation est unique.

L’intervention précoce permet de définir une stratégie adaptée, combinant outils juridiques, négociation financière et structuration capitalistique.

Si votre entreprise rencontre des tensions financières, une analyse rapide et confidentielle peut permettre d’identifier les solutions adaptées.

Un premier échange permet notamment :

  • D’évaluer la situation financière et juridique ;
  • D’identifier les risques personnels ;
  • De définir les options stratégiques ;
  • D’anticiper les discussions avec les créanciers.

Questions fréquentes

Combien de temps prend une restructuration ?

Selon la complexité du dossier, une stratégie peut être élaborée en quelques semaines, mais la négociation globale peut durer plusieurs mois.

Le dirigeant conserve-t-il le contrôle de l’entreprise ?

Oui, dans les procédures de prévention, le dirigeant reste aux commandes.

Ces procédures concernent-elles uniquement les grandes entreprises ?

Non. Elles sont particulièrement adaptées aux PME, aux groupes familiaux et aux entreprises en croissance.

Que faire quand son entreprise ne peut plus payer ?

– Analyser la trésorerie ;
– Identifier les créanciers stratégiques ;
– Négocier avec les banques ;
– Sécuriser les financements ;
– Envisager une procédure de prévention.

Quand consulter un avocat pour une entreprise en difficulté ?

Un dirigeant doit consulter dès les premières tensions de trésorerie, avant tout refus bancaire ou mise en demeure. Une intervention précoce augmente fortement les chances d’éviter une procédure collective.